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Guide · Étape 1 sur 5

Traitements de la chute de cheveux : ce qui marche, ce qui ne marche pas

Par Klineva · Mis à jour le 4 octobre 2026 · 17 min de lecture

Votre front se dégarnit ou le sommet de votre crâne s'éclaircit, et chaque mois un titre annonce « la fin de la calvitie » : que faut-il croire ? La réponse honnête tient en trois idées. Deux médicaments, le finastéride et le minoxidil, freinent la chute tant qu'on les utilise, et la greffe est la seule solution là où les cheveux ont disparu. Les nouveautés dont on parle le plus, comme la lotion de clascotérone (souvent appelée Breezula), sont encore en essais, sans autorisation en Europe en octobre 2026. Ce guide fait le tri, et dit s'il faut attendre avant de se faire greffer.

Paillasse de laboratoire lumineuse avec microscope, fioles, pipette et boîte de Petri

Quel traitement marche vraiment contre la chute de cheveux ?

La calvitie héréditaire (l'alopécie androgénétique des médecins) est très répandue : elle peut toucher jusqu'à un homme sur deux à 50 ans. Contre elle, la société savante de la greffe de cheveux, l'ISHRS, rappelle que seuls deux traitements médicaux sont autorisés par la FDA américaine. Le finastéride est réservé aux hommes ; le minoxidil est le seul des deux aussi autorisé pour les femmes. Pour les zones déjà vides, il reste la greffe.

Flacon compte-gouttes, tube blanc et petit bloc-notes de bureau à spirale posés sur une table, avec une branche d'eucalyptus

Ces traitements ont un point commun qu'il vaut mieux connaître dès le départ : ils freinent la chute, ils ne la guérissent pas. À propos du minoxidil, l'ISHRS écrit que, comme pour tous les médicaments, les gains s'effacent en quelques mois quand on arrête. On revient alors à l'état où l'on aurait été sans traitement. En revanche, le traitement médical est bien plus efficace au début de la chute, avant la calvitie complète.

Le finastéride : un médicament sous surveillance

Le finastéride fait baisser le taux de DHT, une hormone dérivée de la testostérone qui fait rétrécir les follicules des personnes prédisposées. Il ne s'obtient que sur ordonnance. En comprimé, il est autorisé dans plusieurs pays européens pour les hommes de 18 à 41 ans. Un spray, le Fincrezo, est vendu en France depuis mars 2025, lui aussi sur ordonnance et sans remboursement par la Sécurité sociale.

Son profil de risque fait débat entre autorités. En 2025, l'Agence européenne des médicaments a confirmé que les idées suicidaires font partie des effets indésirables possibles du comprimé. Elle juge toutefois les bénéfices de ce comprimé supérieurs à ses risques. L'ANSM, l'agence française, estime au contraire que le rapport entre bénéfices et risques du finastéride 1 mg dans la calvitie est défavorable. En France, une attestation d'information annuelle, cosignée par le médecin et le patient, est exigée pour le finastéride 1 mg en comprimé. C'est le cas depuis le 16 avril 2026 pour commencer un traitement, et depuis le 16 juin 2026 pour les traitements en cours. Sans cette attestation, la pharmacie ne peut pas délivrer le médicament. Le spray Fincrezo n'est pas concerné.

D'autres effets sont décrits, notamment des troubles sexuels, et certains peuvent persister après l'arrêt. Si votre humeur change sous traitement, parlez-en sans attendre à votre médecin. En cas de détresse, le 3114 est le numéro national français de prévention du suicide. Son proche cousin, le dutastéride, est autorisé en Europe contre l'hypertrophie bénigne de la prostate. Mais l'employer contre la chute de cheveux est une décision médicale hors autorisation.

Le minoxidil : en lotion, et parfois en comprimé

Le minoxidil se vend en solution à appliquer sur le cuir chevelu, sans ordonnance. En France, l'Alostil 5 % est indiqué pour la chute de cheveux modérée de l'homme, et la Sécurité sociale ne le rembourse pas.

Flacon compte-gouttes en verre ambré, godet doseur transparent, serviette blanche et brin de feuillage posés sur du lin clair

Le minoxidil existe aussi en comprimé, et c'est plus délicat. Le Lonoten n'est autorisé que contre l'hypertension artérielle sévère. Sa fiche officielle, publiée par l'ANSM, indique qu'un allongement et un épaississement du duvet sont « habituels » chez la plupart des personnes traitées. Le prescrire contre la chute de cheveux est donc un usage hors autorisation. Début 2025, un groupe de 43 dermatologues spécialistes des cheveux, venus de 12 pays, est parvenu à un consensus dans JAMA Dermatology. Il porte sur la manière de prescrire ce minoxidil hors autorisation. D'après de petites études, à faible dose, ce minoxidil peut être sûr et efficace chez certains patients. Ce consensus sert de repère aux médecins en attendant de nouvelles données.

La greffe, pour les zones déjà vides

Les médicaments ont besoin de follicules encore présents. Là où ils ont disparu, la greffe peut être, selon l'Académie américaine de dermatologie, une solution efficace et durable. Elle déplace vos propres cheveux, prélevés à l'arrière du crâne, vers les zones dégarnies. Notre guide FUT, FUE ou DHI compare les techniques.

Une prescription est un acte médicalC'est à votre médecin de dire si un médicament vous convient, sous quelle forme et pour combien de temps.

Que cherchent à faire les nouveaux traitements de la calvitie ?

Pour comprendre ce que visent les nouveautés, regardez le cheveu de près. Il pousse dans un petit étui de peau, le follicule. À sa base, une petite structure, la papille, donne le signal de pousser aux cellules souches logées dans un renflement sur le côté.

Coupe d'un follicule pileux : le renflement, siège des cellules souches, est en turquoise, et la papille brille à la base

Dans la calvitie héréditaire, la DHT agit sur les follicules sensibles. Peu à peu, le cheveu devient plus fin et plus court, jusqu'à n'être plus qu'un duvet presque invisible. Le follicule n'a pas forcément disparu pour autant : il s'affaiblit. C'est cette marge que les traitements, anciens comme nouveaux, essaient d'exploiter. Dans les zones de calvitie complète, seule la chirurgie est efficace. Les pistes en essai suivent quatre idées :

  • Bloquer l'hormone sur place. Deux lotions, la clascotérone et le pyrilutamide, bloquent les récepteurs des hormones masculines dans la peau du crâne, là où on les applique.
  • Mieux répartir le minoxidil. Un comprimé à libération prolongée, conçu pour éviter les pics de minoxidil dans le sang.
  • Réveiller les cellules souches. Un gel censé réactiver, selon son fabricant, les cellules souches du follicule restées en sommeil.
  • Agir sur un autre signal. Un anticorps injectable qui bloque le récepteur d'une autre hormone, la prolactine.

Nouveau traitement de la calvitie : lesquels sont les plus avancés ?

Voici l'état des lieux en octobre 2026. La « phase 3 » est la dernière étape des essais. Le dossier est ensuite examiné par une agence : la FDA aux États-Unis, l'Agence européenne des médicaments en Europe. Aucun de ces traitements n'est autorisé contre la chute de cheveux en Europe ni aux États-Unis.

Quatre marches : trois fioles de laboratoire, puis un trophée doré tout en haut
TraitementOù en est-il ?Et après ?
Clascotérone 5 % (lotion)Phase 3 terminée, 1 465 hommesDossiers prévus début 2027 (États-Unis), 2e trimestre 2027 (Europe)
Minoxidil en comprimé à libération prolongéePhase 2/3 positive, 519 hommesSecond essai de phase 3 : résultats au 2e semestre 2026
Pyrilutamide (lotion)Phase 3 positive en Chine, 666 patientsDemande d'autorisation en Chine, selon Kintor
PP405 (gel)Petit essai de phase 2a, 78 personnesEssais de phase avancée annoncés pour 2026

Communiqués des fabricants, de juin 2025 à août 2026. Relevé en octobre 2026.

La clascotérone, la plus proche du but en Europe et aux États-Unis

Cette molécule sert déjà contre l'acné, en crème : c'est le Winlevi, autorisé dans l'Union européenne en octobre 2025. Le laboratoire Cosmo la teste en lotion à 5 % pour les cheveux, sous le nom de marque Breezula. Ses deux grands essais, chez 1 465 hommes, ont atteint leur objectif. Les résultats, annoncés en décembre 2025, montrent plus de cheveux dans la zone mesurée qu'avec un placebo.

Méfiez-vous des pourcentages spectaculaires : les +539 % et +168 % annoncés sont des améliorations relatives au placebo. Ils ne disent pas combien de cheveux on gagne. Le communiqué ne donne ni ce nombre ni l'explication de l'écart entre les deux essais. À un an, selon le laboratoire, le gain est 2,39 fois supérieur chez les patients restés sous traitement que chez ceux passés au placebo après six mois. Selon lui, aucun effet hormonal général significatif n'a été observé. Le laboratoire prévoit de déposer ses dossiers au premier trimestre 2027 aux États-Unis, au deuxième en Europe. Un dépôt n'est pas une autorisation, et aucune date de mise en vente n'est annoncée.

Loupe devant deux barres de hauteurs très différentes, en illustration à plat

Un minoxidil en comprimé pensé pour les cheveux

La société américaine Veradermics développe un minoxidil à libération prolongée, conçu pour éviter les pics de minoxidil dans le sang. Un essai a porté sur 519 hommes atteints de calvitie légère à modérée. Après 6 mois, le gain moyen a été de 30 à 33 cheveux par cm², selon le schéma de prises, contre 7 avec un placebo. Les effets indésirables étaient proches de ceux du placebo. Ces résultats viennent d'un communiqué de l'entreprise. Un second essai de phase 3 doit livrer les siens au second semestre 2026.

Pyrilutamide, PP405 et autres pistes

Le pyrilutamide, du laboratoire chinois Kintor, est une autre lotion de ce type. Sa phase 3, dont les résultats datent de mars 2026, a été menée en Chine chez 666 patients pendant 24 semaines. Selon l'entreprise, elle a donné un gain de 15,33 cheveux par cm² avec la concentration de 1 % appliquée deux fois par jour, contre 4,68 sous placebo. Kintor dit faire avancer sa demande d'autorisation en Chine (communiqué de juin 2026).

Le PP405, un gel de la société Pelage, n'a livré, pour l'instant, que les résultats d'un petit essai. Celui-ci a porté sur 78 hommes et femmes, à raison d'une application par jour pendant 4 semaines seulement. Le fabricant y annonce un gain de densité chez une partie des hommes les plus touchés, et des essais de phase avancée pour 2026.

D'autres pistes sont plus jeunes encore. L'anticorps injectable d'Absci, qui bloque le récepteur de la prolactine, n'a livré, en juin 2026, que de premières données de sécurité chez 32 volontaires sains. Elles ne disent rien de la pousse. Selon l'entreprise, de premières données d'efficacité sont attendues au second semestre 2026, et les données complètes début 2027. Quant aux techniques qui multiplieraient en laboratoire des cellules de follicules (le « clonage »), une entreprise a annoncé en mars 2026 de premiers tests sur volontaires. À notre connaissance, aucun résultat n'est publié.

Les inhibiteurs de JAK peuvent-ils soigner la calvitie ?

Non, pas à ce jour. Ces médicaments soignent une autre maladie, la pelade, et ils ne sont pas anodins.

Personne de dos aux cheveux courts, avec une petite plaque sans cheveux entourée d'une cible, et une gélule à côté

La pelade se traduit par des plaques sans cheveux. C'est une maladie auto-immune : le système de défense de l'organisme attaque des tissus sains, ici les follicules. Les inhibiteurs de JAK freinent cette réaction. En Europe, le baricitinib (Olumiant) et le ritlécitinib (Litfulo, depuis septembre 2023) sont autorisés contre la pelade sévère dès 12 ans. Aux États-Unis, la FDA a autorisé le baricitinib dès 2022 chez l'adulte et l'a étendu aux 12 ans et plus fin septembre 2026.

La calvitie héréditaire a une autre origine : la sensibilité des follicules aux hormones masculines, sans attaque du système immunitaire. En Europe, ni l'Olumiant ni le Litfulo ne sont autorisés contre elle.

Ces médicaments comportent en outre des risques sérieux. En 2023, l'Agence européenne des médicaments a réexaminé plusieurs inhibiteurs de JAK, dont l'Olumiant. Elle a conclu que, dans les maladies inflammatoires chroniques (pelade comprise), ils augmentent le risque de problèmes cardiovasculaires graves, de cancers, de caillots, d'infections graves et de décès. Ce risque est plus élevé qu'avec les anti-TNF, une autre famille de traitements. Chez les personnes à risque, l'Agence en limite l'usage aux cas où il n'existe pas d'alternative. Ce sont les personnes de 65 ans et plus, les fumeurs ou anciens gros fumeurs, et celles qui ont un risque cardiovasculaire ou de cancer.

Si vous avez des plaques sans cheveux plutôt qu'un front qui recule ou un sommet qui s'éclaircit, consultez un dermatologue. Selon l'Académie américaine de dermatologie, un traitement efficace commence par la recherche de la cause.

Fausses promesses : ce qui ne marche pas contre la chute de cheveux

Plus un produit est présenté comme miraculeux, plus il faut se méfier. Voici les pièges les plus fréquents.

Flacon doré façon élixir sous un projecteur, sur un socle de marbre, à côté d'une main en bois levée comme un signal d'arrêt
  • Les exosomes et les « cellules souches » injectés. Aux États-Unis, la FDA indique qu'aucun produit à base d'exosomes n'est approuvé. Cette mise en garde date d'avril 2024 et reste en ligne en octobre 2026. La FDA précise que les seules cellules souches approuvées sont des cellules formant le sang, issues du sang de cordon. Elle a reçu des signalements de cécité, de tumeurs et d'infections avec des produits vendus illégalement. Elle estime que, si on vous les facture hors essai clinique, vous êtes probablement trompé. En France, l'Inserm rappelait en mai 2025 qu'aucune découverte majeure ne prouve leur efficacité contre la calvitie.
  • Les molécules « en avant-première » vendues en ligne. En octobre 2026, ni la clascotérone, ni le pyrilutamide, ni le PP405 ne sont autorisés contre la chute de cheveux en Europe ou aux États-Unis. Selon Santé.fr, la vente en ligne de médicaments sur ordonnance est interdite en France. Le site d'une pharmacie doit figurer sur la liste de l'Ordre national des pharmaciens. Vous ne pouvez donc pas savoir ce que contient un flacon vendu sous ces noms.
  • Le « clonage » et la « multiplication » de cheveux. Pour l'ISHRS, ces mots, comme les promesses absolues du type « sans risque », sont des termes trompeurs qu'un chirurgien ne devrait pas employer dans sa publicité.
  • Le remède trouvé chez la souris. Un résultat obtenu chez l'animal est une piste, pas un traitement : il reste à vérifier chez l'humain.

Faut-il attendre ces traitements avant de faire une greffe ?

Pas par principe, et la décision se prend avec un médecin. Trois raisons l'expliquent.

Aquarelle : un sablier, un stylo doré et un petit bloc-notes de bureau vierge
  1. Le calendrier. Même pour la clascotérone, la plus avancée, les dossiers ne devraient être déposés qu'en 2027, et aucune date de mise en vente n'est annoncée.
  2. Leur cible. Ces traitements agissent sur des follicules encore présents, pour freiner ou stabiliser la chute. Les essais des plus avancés portent sur des calvities légères à modérées. On ignore ce qu'ils apporteraient dans une calvitie avancée. Dans les zones de calvitie complète, l'ISHRS rappelle que seule la chirurgie est efficace.
  3. Le temps. Selon l'ISHRS, le traitement médical est bien plus efficace au début de la chute. Attendre une nouveauté, c'est parfois perdre un temps précieux : mieux vaut faire le point dès maintenant avec un médecin.

Les deux approches se complètent plutôt qu'elles ne s'opposent. L'ISHRS donne un exemple parlant : le sommet du crâne s'éclaircit alors que la moitié avant du cuir chevelu est déjà vide. Dans ce cas, le traitement médical peut servir à restaurer le sommet, et la chirurgie à reconstruire la ligne frontale. Un éventuel traitement avant ou après une greffe se décide au cas par cas avec le médecin.

Reste la vraie question : quand greffer ? Elle dépend de votre âge, de la vitesse de la chute et de votre stade. Notre guide Quand faire une greffe de cheveux ? vous aide à y répondre.

Chute de cheveux : par où commencer concrètement ?

Quelle que soit l'actualité, la marche à suivre reste la même.

  1. Comprendre la cause. Une chute en plaques, une chute brutale ou un cuir chevelu qui s'éclaircit lentement n'ont pas les mêmes origines. Chez un dermatologue ou un médecin, tout commence par la recherche de la cause.
  2. Situer votre stade. Le guide sur les stades de la calvitie vous aide à vous repérer sur l'échelle de Norwood.
  3. En parler à un médecin. Lotion de minoxidil, finastéride ou autre : le choix se fait avec un professionnel, qui vous expliquera les effets indésirables. Un traitement demande plusieurs mois avant qu'on puisse en juger l'effet.
  4. Faire évaluer les zones déjà dégarnies. Si certaines zones sont déjà vides, une greffe peut se discuter. Chez Klineva, nous comptons 9 000 patients et 10 ans d'expérience. Envoyez-nous des photos pour un diagnostic gratuit : un conseiller vous recontacte sous 24 heures pour faire le point sur votre situation. Nos forfaits incluent un suivi de 18 mois.

Et quand un titre annonce la fin de la calvitie, posez-vous trois questions : ce produit est-il autorisé, par quelle agence, et qui le prescrit ?

En bref

  • Ce qui marche. Le finastéride (sur ordonnance, pour les hommes) et le minoxidil en lotion freinent la chute tant qu'on les utilise. La greffe peut regarnir les zones vides.
  • Finastéride. L'Europe juge ses bénéfices supérieurs à ses risques, l'ANSM non. En France, la pharmacie exige une attestation signée avec le médecin pour délivrer le finastéride 1 mg.
  • Nouveautés. Clascotérone, minoxidil à libération prolongée, pyrilutamide, PP405 : en essais, aucun autorisé en Europe ni aux États-Unis en octobre 2026. Pour la clascotérone, dossiers prévus en 2027.
  • Hors sujet. Les inhibiteurs de JAK soignent la pelade sévère, pas la calvitie héréditaire, et comportent des risques graves.
  • Prudence. Aucun produit à base d'exosomes n'est approuvé par la FDA, et les molécules « en avant-première » vendues en ligne sont à éviter.
  • Attendre ?. Pas par principe : les traitements freinent la chute, la greffe s'adresse aux zones déjà vides, et les deux se complètent.

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    Questions fréquentes

    01

    Existe-t-il un remède définitif contre la chute de cheveux ?

    Non : les médicaments freinent la chute tant qu'on les utilise. La fiche officielle du spray de finastéride annonce un retour à l'état initial 9 à 12 mois après l'arrêt. Pour les zones déjà vides, la greffe peut être une solution durable. Les cheveux prélevés à l'arrière du crâne résistent en effet à l'hormone responsable de la calvitie (la DHT), même une fois déplacés.

    02

    Combien de temps faut-il pour voir l'effet d'un traitement contre la chute de cheveux ?

    Plusieurs mois. Selon l'Académie américaine de dermatologie, on compte environ 4 mois avant de remarquer une amélioration avec le finastéride. Avec le minoxidil, c'est le plus souvent 6 à 12 mois. Ces délais sont des repères : votre médecin vous dira quand faire le point.

    03

    Quel est le nouveau traitement contre la chute de cheveux disponible en France ?

    C'est le spray de finastéride (Fincrezo), vendu depuis mars 2025 sur ordonnance aux hommes de 18 à 41 ans atteints d'une calvitie légère à modérée. La Sécurité sociale ne le rembourse pas. Dans son essai de 24 semaines, une zone de 1 cm² a gagné 16,3 cheveux avec le spray, 18,7 avec le comprimé et 6,3 avec un placebo. Les vraies nouveautés (clascotérone, minoxidil à libération prolongée) ne sont pas autorisées en France en octobre 2026.

    04

    Quand le Breezula (clascotérone) sera-t-il disponible ?

    Personne ne peut encore le dire. Le laboratoire Cosmo prévoit de déposer ses dossiers au premier trimestre 2027 aux États-Unis et au deuxième trimestre 2027 en Europe ; les agences devront ensuite les examiner. En octobre 2026, aucune date de mise en vente n'est annoncée.

    05

    Les exosomes font-ils repousser les cheveux ?

    Rien ne le prouve. L'Inserm rappelait en mai 2025 qu'aucune découverte scientifique majeure ne prouve leur efficacité contre la calvitie. Il rappelait aussi qu'il n'existe pas d'essais cliniques de ces produits en médecine esthétique. Aux États-Unis, la FDA indique (mise en garde d'avril 2024) qu'aucun produit à base d'exosomes n'est approuvé.

    06

    Faut-il attendre les nouveaux traitements avant de faire une greffe ?

    Pas par principe : même pour la plus avancée, la clascotérone, les dossiers ne sont prévus qu'en 2027. Les essais ont porté sur des calvities légères à modérées, et seule la greffe peut redonner des cheveux là où les follicules ont disparu. Traitement et greffe peuvent se compléter ; le diagnostic gratuit sur photos proposé par Klineva aide à choisir le bon moment.

    Sources

    1. ISHRS : guide de la calvitie héréditaire (alopécie androgénétique) · page mise à jour le 11 novembre 2024
    2. Base publique des médicaments et ANSM : fiches Fincrezo, Alostil, Lonoten · consultées en octobre 2026
    3. Agence européenne des médicaments : réévaluation du finastéride (2025) · décision du 22 août 2025
    4. ANSM : finastéride et risque d'idées suicidaires, nouvelles mesures · mis à jour le 20 février 2026
    5. ANSM : attestation d'information partagée pour le finastéride 1 mg · mis à jour le 15 juin 2026
    6. ANSM : information pour les patients traités par finastéride 1 mg · mise à jour le 5 février 2026
    7. Vidal : finastéride 1 mg, attestation d'information obligatoire · 16 avril 2026
    8. JAMA Dermatology : consensus d'experts sur le minoxidil oral faible dose · publié le 15 janvier 2025
    9. Académie américaine de dermatologie : diagnostic et traitement · mise à jour le 13 décembre 2022
    10. StatPearls (bibliothèque médicale NCBI) : anatomie du follicule pileux · mis à jour le 22 juin 2024
    11. Kintor et Pelage : communiqués sur le pyrilutamide et le PP405 · juin 2025 à juin 2026
    12. Agence européenne des médicaments : fiches Winlevi, Olumiant et Litfulo · mises à jour de février à septembre 2026
    13. Cosmo : communiqués sur la clascotérone 5 %, repris par la presse · décembre 2025 à juillet 2026
    14. Veradermics : communiqués sur le minoxidil oral VDPHL01 (2026) · 27 avril et 11 août 2026
    15. Absci : données intermédiaires de phase 1 de l'anticorps ABS-201 · 24 juin 2026
    16. Lilly : la FDA étend l'Olumiant aux 12 ans et plus (pelade sévère) · 25 septembre 2026
    17. Agence européenne des médicaments : réévaluation des inhibiteurs de JAK · décision du 10 mars 2023
    18. FDA : alerte aux consommateurs sur les cellules souches et exosomes · avril 2024, relue en octobre 2026
    19. Inserm : des exosomes pour régénérer la peau et les cheveux, vraiment ? · 22 mai 2025
    20. Santé.fr : les sites autorisés de vente en ligne de médicaments · consulté en octobre 2026
    21. ISHRS : formules trompeuses en publicité ; nutrition et vitamines · pages révisées en mai et juillet 2026
    22. Que Choisir (UFC-Que Choisir) : guide d'achat contre la chute de cheveux · consulté en octobre 2026

    Les résultats des traitements en essai viennent de communiqués de leurs fabricants (de juin 2025 à août 2026), relevés en octobre 2026.

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